La Leishmaniose : attention aux points d’eau !

Attention aux points d’eau !
Qui n’a jamais fait l’expérience de se faire piquer par un moustique en passant quelques heures près d’un étang ou d’un point d’eau stagnante ?
En effet les moustiques, phlébotomes et taons se retrouvent principalement autour des points d’eau

Il existe un réel danger pour nos chiens : la Leishmaniose, une maladie peu connue entraînant des symptômes graves pouvant tuer votre chien ! Les humains également peuvent être touchés par cette maladie s’ils sont piqués !

Transmise par un phlébotome (un genre de moustique) qui se nourrit de sang, la maladie aboutit souvent à la mort du chien en absence de traitement, et cela peut arriver très vite…
Il est donc important de sensibiliser les propriétaires de chiens à propos de cette maladie, qui est active de mai à octobre (dès qu’il fait plus de 18°C)

La Leishmaniose attaque différentes cellules de l’organisme : peau, reins, foie, pancréas, tube digestif, yeux, organes génitaux, articulations, cellules immunitaires… Les symptômes n’apparaissent pas immédiatement après la contamination, certains chiens développent la maladie dans les semaines qui suivent d’autres restent porteurs plusieurs années et tombent malade d’un coup

Les symptômes peuvent être :
– troubles cutanés, pertes de poils, squames, ulcères, pustules (souvent autour des yeux, de la truffe ou des oreilles)
– saignement du nez
– boiterie
– abattement
– pertes de poids et d’appétit
– anémie et trouble de la coagulation
– arthrite
– insuffisance hépatique ou rénale
– augmentation de la taille des ganglions et de la rate
– diarrhée chronique comprenant éventuellement du sang
– apparition de crises épileptiques

Le diagnostic pourra être posé après mise en évidence du parasite ou des traces de sa présence grâce à une prise de sang, un prélèvement cutané, une ponction ganglionnaire ou de moelle osseuse.
En cas de Leishmaniose, le coût des soins pour le chien sont élevés, assez contraignants en raison de la durée et ne permettent pas de guérir la maladie mais de ralentir son évolution, de contrôler les symptômes et d’éviter les récidives.

Il existe un vaccin contre la Leishmaniose indépendant des autres vaccins (recommandé pour les chiens de chasse, chiens de pêcheurs et chiens habitants proche d’un point d’eau), toutefois il n’empêche pas l’infection mais augmente la résistance à l’affection en renforçant son immunité. Le sujet du vaccin est controversé, pour certains vétérinaires il ne serait efficace que pour un type de phlébotome.

Furbo, la dog-caméra connectée

Vous avez peur de laisser votre chien seul quelques heures ? Vous n’osez plus sortir parce que vous appréhendez ce que votre chien va faire en votre absence ? Vos voisins se plaignent de ses aboiements ?

J’ai un bon plan pour vous !! : Furbo, la dog caméra connectée
Je vous explique :

Il y a quelques semaines, la société Karkalis Communications me sélectionnait pour tester ce nouvel objet connecté, nommé Furbo.
Je lis le descriptif du produit : Furbo est un appareil photo/caméra pour chien, avec lequel le propriétaire peut voir son chien, lui parler et même lui lancer des friandises, via une application mobile. Grâce à une étroite collaboration avec les dresseurs professionnels et les vétérinaires, Furbo permet au chien de rester en contact avec son maître. Plus de 100 friandises s’insèrent dans le contenant. Il est équipé d’une caméra 1080p avec une vue grand angle de 160° et vision nocturne, un haut-parleur intégré et un microphone de haute qualité.

Et là, je pense à tous ces maîtres anxieux (même parfois plus que leur chien) lors de leurs absences. Je me dis que c’est vraiment quelques chose d’intéressant, pour réduire le stress du maître et aussi du chien qui peut entendre son maître et recevoir des friandises (quoi de mieux en attendant son retour ).

Et puis Furbo est arrivé chez moi : j’ouvre le carton, un design assez discret, un objet blanc avec un petit couvercle couleur bois, un mode d’emploi clair et rapide à comprendre.
Je branche alors le câble d’alimentation à une prise de mon salon. Je met quelques friandises dans le réservoir. Je télécharge l’application (disponible sur PlayStore et AppleStore), quelques petites configurations rapides, l’appareil doit s’associer par Bluetooth au téléphone, puis s’associer à la box internet (grâce à la clef de sécurité). Ensuite, l’application propose de créer le profil de votre compagnon (nom, race, âge et photo si vous le souhaitez) et ça y est, vous voyez comme moi votre salon (ou la pièce où vous l’avez installé), vous sur votre téléphone en mode geek et votre toutou quelques part dans l’écran
La première chose que j’ai essayé c’est appuyer sur la croquette en bas de l’écran, et Furbo s’est mis à jouer une petite mélodie et trois friandises sont lancées au sol, vous devinez qui se jette dessus
Et, pour le coup, Furbo tombait à pic : l’après-midi, j’allais chez le coiffeur, c’était donc l’occasion de le tester sur plusieurs heures loin de mon domicile. Je sors donc de chez moi, j’arrive chez le coiffeur et tout d’un coup je reçois une notification « Alerte aboiement : votre chien aboie ». J’ouvre l’application, et je vois ma Nala, debout sur la table ! Je clique sur le micro à droite de l’écran et je parle, et là elle était bien surprise de m’entendre, un petit lancé de friandises et elle est descendu de la table. Au final, elle n’a aboyé que cette fois là, mais je suis restée connecté à la caméra par curiosité et j’ai appris son passe-temps : dormir sur ma chaise. Et moi pendant ce temps, j’étais chez le coiffeur, à parler « chien » bien-sûr

Et donc ? Je trouve cette caméra innovante, utile, pratique, rassurante et réconfortante même, dans le sens où l’on sait que le chien ne fait rien de mal et que s’il en faisait on peut communiquer avec lui. Le microphone et le lance-friandises, ainsi que l’alerte aboiements sont vraiment des fonctionnalités plus qu’intéressantes dans le cas de couple maître/chien anxieux, et la caméra pour se rassurer que tout va bien.

Le prix vous me direz ? 259€, ça peut paraître élevé à première vue, mais croyez moi cela vaut vraiment le coût, et la qualité du produit est au rendez-vous ! Toutefois, Furbo est en ce moment en promotion à 199€ !!
Et puis, grâce à Wouf Éducation (parce que vous savez j’aime vous faire des cadeaux), vous pouvez bénéficier dès aujourd’hui et seulement jusqu’au 31.03.2019 d’une réduction de 50€ (soit à 149€ au lieu de 259€)avec le code promotionnel WOUFEDUCATION50 alors n’hésitez pas foncer sur le site : http://bit.ly/2GEHnzj

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Article sur Wouf Éducation par Starofsercice

Il y a quelques semaines j’ai été contacté par Monika de la rédaction de StarOfSercice, site de référencement de professionnels et mise en relation clients/professionnels selon la localisation de la demande, afin de répondre à une interview sur mon activité d’éducateur canin
C’est donc toute enthousiaste que je vous joins le lien pour lire l’article : https://www.starofservice.com/blog/education-canine/

#StarOfService #Interview #WoufÉducation #ÉducateurCanin #Reims #DogCoach #MonChiotEtMoi #FocusParfaitChienCalme

Que prendre dans la valise de son chien ?

Ça y est, le transport de votre chien est prêt pour le grand voyage, vos valises sont prêtes, et la valise de votre chien au faite ? Oui, oui, lui aussi il a besoin de sa petite valise ! Je vous fait sa liste dans cet article 🙂

  • Pour le lieu de vacances

Emportez le panier, la couverture, le tapis, sur lequel vote chien a l’habitude de dormir, afin qu’il ait quelques repères à son arrivée.

Prévoyez la quantité suffisante de croquettes (la quantité selon le nombre de jours que vous partez + une prévision de 5 jours, au cas où votre séjour est prolongé pour diverses raisons) ou assurez vous qu’un magasin là-bas vend la nourriture que vous lui donnez habituellement.

Prenez-lui ses gamelles, ses jouets favoris, ses friandises, sa brosse, un shampooing pour chien adapté à son pelage (en cas de roulade dans quelques chose pas très propre) et une serviette de toilette.

Une fois arrivé au logement, laissez-le découvrir de lui même l’intégralité du lieu, préparez- lui son « coin dodo » avec quelques friandises cachées dans le panier ou la couverture pour la première nuit.

  • Pour les promenades et randonnées

Prenez votre matériel de base : collier et/ou harnais, laisse (voire en prendre deux au cas où elle casserait), longe.

Pensez à une médaille où apparaît votre numéro de téléphone en cas de fugue.

Pour les longues randonnées, vous pouvez prendre une gourde spéciale qui se transforme en gamelle, facile à transporter, ou une gamelle de voyage en silicone.

N’oubliez pas les « sacs à crottes » car à la plage, à la montagne, à la campagne ou dans une ville touristique, il est toujours très important de respecter la propreté des lieux !

Ajoutez le matériel adéquat en fonction des activités possible : ligne et harnais de trait pour cani-cross, équipement de cani-VTT, gilet de sauvetage pour chien à sa taille pour les activités sur l’eau…

  • Pour la santé de votre chien

Prenez avec vous son carnet de santé, son passeport s’il en a un, sa carte « d’identité » ICAD, vérifiez qu’il est à jour dans ses vaccins et ses traitements anti-parasitaires, n’oubliez pas ses médicaments en quantité suffisante s’il en a à prendre.

Prévoyez une trousse de premiers secours : compresse stérile, bandage, rouleau de sparadrap, pince pour retirer épine ou autre corps étranger, pince à tiques, gants en latex ou en vinyle, lacet, muselière.

Faites quelques recherches sur internet pour savoir où se situe le vétérinaire le plus proche et avoir ses coordonnées.

Attention, le changement d’environnement pourrait lui apporter quelques désagréments intestinaux !

Mégane, éducatrice et comportementaliste canin à Wouf Éducation

Les accessoires de transport pour un bon départ vers les vacances

Après l’article sur « mon chien n’aime pas la voiture », j’ai décidé de vous parler de quelques accessoires afin de vous conseiller au mieux.

Il faut tout d’abord savoir qu’en cas de collision, une masse de 25 kg se transforme en projectile de plus d’une tonne. Sans compter qu’un chien qui circule en toute liberté dans une voiture risque d’être une distraction pour le conducteur. C’est pourquoi un agent des forces de l’ordre peut vous donner une contravention si votre chien n’est pas attaché dans votre voiture.

De plus, comme pour nous, le confort est important pour que le chien se sente à l’aise pendant ce long trajet : on ne le case pas entre la glacière et une valise !

1- La ceinture de sécurité pour chien

La ceinture de sécurité pour chien est un dispositif doté d’une sangle rattachable au réceptacle de la ceinture de sécurité de la voiture.

Elle est souvent vendue avec un harnais de sécurité avec des rembourrages spécifiques en cas de choc, que je conseille d’utiliser plutôt qu’un harnais classique (ou pire un collier) afin de diminuer les risques de blessures.

Vous pouvez sécuriser d’avantage votre chien en installant une couverture pour voiture, fixée sur les appuis-têtes, qui l’empêchera d’être éjecté vers l’avant en cas de freinage d’urgence ou d’accident.

Les avantages de la ceinture de sécurité pour chien sont : la facilité d’emploi, un gain de place et de confort pour votre chien, à condition que vous n’ayez pas besoin de la banquette arrière de votre voiture.

Le point négatif est que c’est l’accessoire le moins fiable en cas d’accident : votre animal est moins protégé !

2- La grille de séparation

Si vous possédez un Break ou un Van, la solution de la grille de séparation s’offre à vous !

Votre chien est installé à l’arrière, en le séparant de l’habitacle par une grille de séparation fixée dans le véhicule, qui lui empêche d’escalader le siège arrière, il est libre de ses mouvements et ce système garantie la sécurité des passagers.

Je trouve cette alternative idéale pour les grands chiens, ceux qui ne peuvent trouver une caisse de transport à leur taille.

3- La caisse de transport

C’est la solution idéale pour le transport des petits et moyens chiens en voiture.

Il faut la choisir de sorte que votre chien puisse tenir debout à l’intérieur. Elle se fixe dans la voiture, afin de retenir la force générée en cas de choc.

Le chien ayant appris à aimer sa caisse de transport, il se sentira rassuré et sera plus tranquille pour le trajet.

Il existe une multitude de format de caisse de transport, en barreaux , double, tout en plastique, …

Pensez également que si vous avez un accident (ce que je ne vous souhaite pas), si les secours doivent intervenir (admettons que vous êtes inconscient), votre chien en liberté dans la voiture risque de se montrer agressif, les secours perdront de précieuses minutes à faire appel aux forces de l’ordre pour neutraliser votre chien… Alors qu’en caisse de transport, il n’y aura qu’à la déplacer de votre voiture !

4- La rampe télescopique

Si votre chien est âgé, il peut avoir des difficulté à monter dans la voiture. Une rampe qui se déploie et anti-dérapante, facile à ranger, peut être un bon investissement pour le soulager.

5- Les recommandations pour le voyage

  • Pour éviter que le chien ne vomisse en voiture, il est préférable de ne rien lui donner à manger 2 heures avant le départ.
  • La chaleur et la déshydratation sont des facteurs à prendre en compte : il ne faut jamais laisser un chien seul dans une voiture, même pour un temps court, même en entrouvrant les fenêtres. Au delà de 30 degré, un chien peut faire un coup de chaleur : il tombe en état de choc, souffre de troubles cardiaques et peut mourir.
  • Lorsque vous roulez, ne laissez pas votre chien passer la tête par la fenêtre car cela occasionne souvent des otites, des conjonctivites, des irritations aux yeux, aux narines ou aux oreilles.
  • Quand vous ouvrez la portière, faites attention à ce qu’il ne se sauve pas.
  • Faites une pause toutes les 2 heures, pour vous et pour lui, toujours en laisse, se promener, jouer, faire ses besoins (n’oubliez pas les petits sacs pour ramasser les excréments) et boire.

Vous avez désormais toutes les clés pour voyager en voiture avec votre chien en toute sécurité !

Mégane de Wouf Éducation

Article : La Stérilisation : Pourquoi faire ?

En France, chaque année, près de 100 000 chiens et chats sont abandonnés par leur maître, dont 80% d’entre eux à l’approche des vacances. Parmi tous ces chiens, une grande partie provient de mises bas non désirées par le maître qui confie les petits à des personnes n’assumant pas le rôle que cela implique avoir un chien. Un chien ou une chienne n’a pas besoin de reproduire durant sa vie. Avoir des petits est une lourde tâche à assumer pour le maître. De plus, certaines races sont plus prolifiques que d’autres : de un à une quinzaine de chiots ! Cela représente donc énormément de travail pour le maître qui doit s’occuper de la femelle gestante, puis des petits. Il est donc impératif qu’une gestation soit voulu par le maître et qu’il soit prêt pour cet investissement de travail. Il est alors nécessaire de pratiquer une stérilisation si ce n’est pas voulu et le plus tôt (dès 6 mois) est le mieux. Outre cela, la stérilisation est bénéfique pour la santé de vos animaux, puisqu’elle permet d’éviter un grand nombre de risque de maladie ! Je vous propose donc un petit article détaillé des choses à savoir sur la stérilisation canine.

1) Topo sur les chaleurs : comment ça se passe ?

Les chaleurs, période d’activité sexuelle pendant laquelle a lieu l’ovulation et la possibilité de gestation, ont lieu pour la première fois dans la vie de la chienne à la puberté, c’est à dire entre 6 et 10 mois pour les chiennes de petites races et de 12 à 18 mois pour les chiennes de grandes races. Ensuite elles surviennent environ tous les 6 mois, jusqu’à la fin de la vie (il n’y a pas de ménopause). Elles durent environ 3 semaines. Les chaleurs se divisent en deux phases : – Pro-œstrus : la vulve est gonflée et il y a des pertes de sang. La femelle n’accepte pas le mâle. Cette période dure environ une semaine. – Œstrus : les pertes sanguines diminuent jusqu’à disparaître. C’est la période de l’ovulation : la femelle cherche et accepte le mâle. Cette période s’étale sur deux semaines environs. Ainsi, pour maîtriser l’accouplement, on peut établir un calendrier des chaleurs afin de déterminer le jour de l’ovulation et le moment optimal, de se déplacer pour une saillie et de minimiser les risques de refus de saillie et de femelle vide. Le retour des chaleurs après la mise bas se fait au bout de 3 à 6 mois. On conseille un an après pour une saillie.

2) Agir sur le cycle des chaleurs ?

Il existe deux types de contraception : l’une médicale, l’autre chirurgicale. Il existe plusieurs présentations de contraception en pilule ou en injectable de courtes ou longues actions. Elles contiennent des hormones appartenant à la famille des progestanèses. Le traitement injectable peut commencer uniquement après les premières chaleurs car c’est en fonction de la date des dernières chaleurs que le vétérinaire calculera le meilleur moment pour l’administration de celui-ci. Concernant les pilules, elles se donnent en dehors, voire même au début des chaleurs pour les arrêter. Toutefois cette méthode est fortement déconseillée en raison de ses effets secondaires, elle augmente le risque de développement d’une métrite et autres infections, favorise le risque de tumeur mammaire, le risque de diabète sucré, la prise de poids et l’obésité, l’incontinence urinaire… De même, un arrêt des chaleurs alors que la chienne a déjà été saillie entraînera le maintien de la gestation et son prolongement et empêchera la mise bas, et donc une macération fœtale… Par conséquent, la méthode chirurgicale est à privilégier.

3) En quoi consiste la stérilisation chirurgicale chez la chienne ?

Comment ça se passe ?

La seule façon d’éliminer de manière définitive les chaleurs chez la chienne est la stérilisation : ovariectomie (ablation des ovaires) ou ovariohystérectomie (ablation des ovaires et de l’utérus). Ce sont des interventions courantes, pratiquées par tous les vétérinaires. Selon le vétérinaire, il peut choisit entre deux techniques qui permettent d’aboutir aux mêmes résultats : l’accès par les flancs pour atteindre les ovaires, ou bien par la ligne blanche au niveau de l’abdomen. La chienne doit être à jeun depuis la veille au soir (on ne lui donne plus rien à manger à partir de 19-20 heures). Elle est emmenée chez le vétérinaire le matin . Le vétérinaire pratiquera un petit examen, puis elle sera endormie par voie intra-veineuse. Un anti-inflammatoire et un antibiotique seront injectés. La chienne sera préparée pour la chirurgie (rasage, désinfection) et l’intervention sera réalisée : dans la première technique, elle aura uniquement deux petites incisions et la chienne gardera une activité hormonale sans chaleurs. Mais le risque de cancer lié aux hormones ne sera pas écarté ; dans la seconde technique, qui est relativement la plus pratiquée, la chienne aura une cicatrisation ventrale avec des points résorbables ou non selon le vétérinaire. L’opération dure en moyenne trente minutes, mais la chienne étant sous anesthésie générale, elle sera gardée en observation jusque 16-17 heures. Il est possible qu’elle ait du mal à marcher, qu’elle patine ou « balance » de gauche à droite, et qu’elle vomisse, ces réactions s’estomperont avec une bonne nuit de sommeil. Des antibiotiques ou des anti-inflammatoires seront a administrer à la maison, sous forme de comprimés, pendant quelques jours. Les points de sutures peuvent être a retirer 10-12 jours plus tard. Il y a une autre méthode chirurgicale de contraception : la ligature des trompes qui empêche la fécondation. Mais cette solution conserve le principal inconvénient, la chienne aura toujours ses chaleurs (les ovaires sont toujours présents et continuent de sécréter des hormones). En revanche, elle ne pourra plus avoir de petits. Cela n’a donc pas grand intérêt.

Quand ?

Il est conseillé de le faire le plus tôt possible afin de limiter tous les risques de pathologie du système reproducteur. Il est prouvé que la stérilisation avant 2 ans diminue de façon considérable le risque de tumeur mammaire (réduction du risque 80%). Une chienne stérilisée jeune ne présentera jamais de tumeur vaginale, utérine, ovarienne. Toutefois il n’y a pas d’âge pour pratiquer une stérilisation. Elle peut être faite si : les organes sexuels ont fini leur développement (donc jamais avant au moins 6 mois), la chienne est en pleine forme physiquement pour supporter une anesthésie générale. La stérilisation peut donc se faire avant ou après les premières chaleurs. En stérilisant la chienne avant ses premières chaleurs, il y a une diminution considérable des risques de développer un cancer mammaire. Le taux d’atteinte est de 0,5% pour celles qui ont été stérilisées avant les premières chaleurs. Lorsqu’elle intervient juste après, ce pourcentage augmente de 8%. A partir de 2 ans, le risque est considérable : il est de 28%. L’ovariectomie après les premières chaleurs augmente le risque d’infection et d’hémorragie : l’ovariectomie reste une grande opération. Durant les chaleurs, la chienne subit des transformations. Les vulves sont très dilatées, il y a plus de circulation de sang dans les vaisseaux sanguins. Cette augmentation de la quantité du flux sanguin est un facteur de risque d’hémorragie. La stérilisation après les premières chaleurs a également des avantages : la chienne est à terme dans sa croissance, les organes sont matures, ce qui facilite l’opération. En principe, sauf cas exceptionnels, la stérilisation ne se pratique plus sur des chiennes seniors (l’âge senior dépend de la race) même si techniquement il est encore possible de la réaliser. Ceci pour éviter les inconvénients d’une anesthésie générale sur une chienne d’un âge avancé. Si vous choisissez de stériliser votre chienne après les premières chaleurs il est impératif d’attendre 2 à 3 mois après pour que les effets des changement se dissipent. On parle de repos sexuel ou anoestrus.

Avoir une portée avant ?

Contrairement à une idée très répandue, il n’est absolument pas nécessaire qu’une chienne fasse des petits : cela ne lui apporte rien en terme de santé, sinon de possibles problèmes de la mise bas. Croire que la chienne a « un désir d’enfant » qu’elle doit assouvir est un comportement typiquement anthropomorphique : l’instinct maternel se met en place chez la chienne après la mise bas (après avoir mangé le placenta) et chez certaines chiennes ce phénomène n’apparaît jamais, elles abandonnent donc leur portée. Si l’on souhaite avoir une ou deux portées pour soi, le mieux est alors de faire reproduire la chienne jeune (à partir de ses deuxièmes chaleurs) et de la stériliser ensuite, vers l’âge de deux/trois ans ; ainsi on bénéficiera encore d’une diminution du risque de voir apparaître des tumeurs mammaires, même si cette prévention n’est plus à 100%…

4) Des avantages ?

La stérilisation empêche évidement la chienne de se reproduire, c’est irréversible. Il a été prouvé qu’une sécrétion permanente d’hormones sexuelles ou un dérèglement dans la sécrétion de ces hormones est à l’origine de nombreuses maladies de la chienne adulte. Ces maladies sont généralement localisées à l’appareil reproducteur, mais elles peuvent atteindre parfois l’organisme entier. En faisant enlever les ovaires à la chienne, les glandes qui sécrètent ces hormones sexuelles sont supprimées et donc le risque d’apparition de ces maladies diminue nettement. Les maladies de l’appareil reproducteur peuvent être : des kystes au niveau des ovaires, les tumeurs mammaires, le pyomètre (infection très grave de l’utérus, qui, si elle n’est pas soignée à temps, peut entraîner la mort). De même, l’action des hormones sexuelles se fait aussi au niveau d’autres organes, et peut être à l’origine de maladies graves. C’est le cas notamment du diabète (le cycle empêche une stabilisation de la glycémie). Chez la chienne plus âgée, la stérilisation est généralement proposée non plus par prévention, mais pour guérir ou aider à traiter une maladie, en cas d’infection de l’utérus, de tumeurs des mamelles ou d’un ovaire par exemple. Concernant le comportement, la stérilisation permet d’éviter les inconvénients des chaleurs : attirance des mâles, fugues, pertes de sang, pleurs, irritabilité. De même, il n’y a plus de risque de grossesse nerveuse (lié à un surplus d’hormone suite aux chaleurs), qui se traduit par un changement de comportement (plus agressive ou plus collante), des montées de lait, des troubles alimentaires, ce qui entraîne une dépression chez la chienne qui nécessitera un traitement vétérinaire. Certaines chiennes ont une grossesse nerveuse après chaque chaleurs. Seule la stérilisation par ablation des ovaires résout définitivement ce problème. Il a été remarqué que les chiennes ayant été stérilisées avant leurs premières chaleurs ne changent pas de comportement suite à l’intervention. En revanche, les chiennes qui sont stérilisées après peuvent être plus calmes, plus collantes. Le changement ne sera pas énorme, on ne change pas la nature profonde de la chienne. Si celle-ci a un tempérament de chienne joueuse, elle restera bien entendu joueuse. La stérilisation empêche le développement de certaines maladies ce qui permet à la chienne de vivre plus longtemps plus sereinement, en particulier grâce à une alimentation équilibrée et adaptée.

5) Faire castré le chien ?

Un chien entier sent une femelle en chaleur jusqu’à 3km à la ronde, ainsi le risque de fugue est très élevé, il est perturbé, pleure beaucoup, ne mange plus, est plus irritable, voire mordeur, bagarreur avec les autres mâles, n’obéit plus, préférant titrer sur la laisse et renifler partout… Ces comportements sont dû à l’imprégnation de testostérone, celle-ci est produite par les testicules chez tout les mammifères mâles. Concernant d’autres problèmes de comportement comme une agressivité avec les humains, les aboiements, la peur, l’anxiété, etc.., il n’y a pas de raison que la castration y change quelques choses, et le problème devra être traité selon une approche comportementale. Outre ces soucis liés au comportement, ce sont surtout des problèmes de santé qui peuvent être épargnés à un chien si on le fait stériliser. Chez le chien âgé non castré il est fréquent de voir apparaître des tumeurs testiculaires, bénignes ou malignes, également des maladies de la prostate : hyperplasie bénigne, kystes, abcès, prostatites, tumeurs,…, et des tumeurs péri-anales (cicumanalomes). En l’absence de testostérone la prostate diminue de taille, ce qui réduit les risques de ces maladies. Si le chien présente une ectopie testiculaire (s’il est cryptorchide ou monorchide, c’est-à-dire s’il présente les deux ou un seul testicule intra-abdominal), il est vivement conseillé de le faire stériliser car le risque de développer une tumeur testiculaire est décuplé. En effet, les testicules se trouvant dans l’abdomen seront sur-stimulés par le fait d’y être au chaud et sécréteront plus de testostérone, ce qui conduira à un surplus de travail pour les cellules et donc un risque accru de développer des tumeurs. De plus, comme l’ectopie testiculaire est héréditaire, on recommande de ne surtout pas faire se reproduire ces chiens. Il est recommandé de faire opérer le chien avant la puberté c’est-à-dire entre 6 et 8 mois pour les petites races et vers 8-10 mois chez les grandes races, toutefois on peut faire castrer son chien à tout âge. Le chien doit être à jeun depuis la veille au soir. Il est déposé le matin au vétérinaire et retourne chez lui le soir. Des antibiotiques seront administrés à la maison, en comprimés, pendant quelques jours. Une collerette peut être nécessaire si le chien a tendance à lécher ses points. Le principal effet secondaire est la prise de poids. Il est donc important d’être strict sur la ration donnée et de lui procurer assez d’activité physique. La vasectomie (section chirurgicale des conduits déférents, qui conduisent les spermatozoïdes du testicule au pénis) rend le chien définitivement stérile sans modifier ses sécrétions hormonales, les testicules restant intactes. Jusqu’à ces dernières années, l’utilisation « d’anti-hormones mâles » (en fait des progestatifs), d’une efficacité modérée, était administré en alternative à la castration, toutefois des effets secondaires étaient notables (apparition de tumeurs mammaires chez les chiens mâles, par exemple). On dispose aujourd’hui d’implants de desloréline qui empêche la production des hormones sexuelles pendant 6 à 12 mois, parfois plus, (arrêt de production de sperme, diminution marquée du taux de testostérone), et constituent une castration chimique, alternative non chirurgicale et non définitive.

6) Et après ?

Temps de convalescence et cicatrisation ?

Pour la chienne il faut compter environ 1 mois de temps de convalescence. Pour le mâle une quinzaine de jours. Le retrait des fils se fait à partir du 10ème jour, mais en cas de complication (infection de la zone opérée) la convalescence sera prolongée. L’animal peut manger dès son retour à la maison et reprendre ses habitudes (promenades…) sur 2/3 jours. Avec la cicatrisation, les points tirent et il se peut que cela dérange le chien, il/elle se mettra alors à lécher le pansement ou les points directement pour supprimer les fils. Pour éviter ce phénomène, il est préférable de lui faire porté une collerette pendant 7 à 10 jours. Après l’intervention, il faudra éviter tout mouvement brusque (pas courir, pas sauter, ni descendre et monter des escaliers (en cas d’impossibilité le faire doucement), les jeux avec les autres chiens seront aussi interdits pendant un minimum de 10 jours le temps que la plaie cicatrise. Il faudra également surveiller la propreté de la plaie, et refaire le pansement avec une compresse et de la Bétadine. Si une boule ou une grosseur se forme, emmenez immédiatement l’animal chez le vétérinaire.

Alimentation ?

Il est vrai que le métabolisme d’un chien/chienne stérilisé/e est différent de celui d’un chien « entier ». Cela signifie que les calories ne sont pas utilisées de la même manière. A régime alimentaire égal, un chien stérilisé peut avoir tendance à « emmagasiner des réserves », tandis qu’un chien non stérilisé va immédiatement brûler ses calories. Une fois stérilisé, un chien a donc besoin de moins d’énergie et son activé physique va diminuer, surtout dans les premiers mois après l’intervention. Il faut donc restreindre son apport calorique, en diminuant la quantité de nourriture distribuée (environ de 10%) ou en lui donnant une alimentation allégée ou prévue pour les chiens stérilisés. En surveillant bien son alimentation après l’opération et en lui faisant faire un exercice régulier, votre chien conservera sa ligne.

Wouf Éducation, éducateur comportementaliste canin

Sources : Acrocveto.com Centrale-canine.fr Cliniqueveterinairecalvisson.com Ecoledeschiens.com santevet.com toutsurleschiens.com Wamiz.com Wanimo.com

Article : Partir en vacances avec son chien, mais… « mon chien n’aime pas la voiture ! »

Départ en vacances dit voiture et long trajet, mais… votre chien n’aime pas la voiture / est stressé en voiture… j’ai envie de vous répondre « c’est normal ! ».

Vous connaissez sûrement le film « Les Visiteurs » avec Jean Reno et Christian Clavier ?

Oui, le film où un comte et son écuyer du Moyen-Age arrivent à notre époque !

Et bien, vous devez vous souvenir d’un passage dans lequel ils montent en voiture, le conducteur doit rouler à 5km/h et c’est encore trop rapide pour eux, qui sont paniqués et malades…

Et bien pour eux comme pour nos chiens, la raison est la même : ils ne sont pas nés en connaissant ce mode de transport, ce n’est pas inné !

Et donc si votre chien n’aime pas la voiture c’est tout simplement parce que pour lui c’est quelques chose d’inconnu et de stressant, et plus il va faire cette expérience qui le met dans un état d’inconfort, plus il va s’habituer à avoir cette réaction de peur et de stress, plus cela sera systématique pour chaque trajet, plus il voudra éviter la voiture par anticipation (il sait que s’il monte dans la voiture, il ne va pas se sentir bien).

Ce qu’il faut donc faire ?

Il faut l’habituer étape par étape à monter dans la voiture, et que chaque montée, puis chaque trajet soit positif pour lui !

Un conseil ?

La caisse de transport est, selon moi, le must ! Tant question sécurité (que je détaillerais dans un prochain article) que pour rassurer le chien.

L’avantage de la caisse de transport est que l’on peut lui apprendre à l’aimer tout d’abord à la maison ! Et ainsi, il s’y sentira à l’aise après ce premier travail.

Puis la caisse pourra être placée dans la voiture et il faudra encore une fois l’entraîner doucement, étape par étape, pour qu’il se sente bien dans la caisse et dans la voiture.